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Notre histoire

Historien maritime de formation, j’ai parcouru lors de mes années d’études à Nantes, les récits des grands voyages de découverte menés par les explorateurs européens à travers les océans du globe.

Dans le sillage de ces célèbres navigateurs, défricheurs d’océans, de puissantes compagnies maritimes voient le jour – la célèbre VOC aux Pays-Bas, l’East India Company au Royaume-Uni ou la Compagnie Française des Indes Orientales en France –. Elles établissent de nouvelles routes commerciales à destination de l’Asie facilitant notamment l’importation d’épices autrefois rares et précieuses et à l’origine de la fortune des marchands vénitiens.

Le « genever », eau-de-vie de genièvre traditionnellement produite par les distillateurs hollandais s’agrémente de ces nouvelles saveurs venues d’Orient et s’exporte à son tour en Angleterre et, à fond de cale, dans le monde entier.

Le gin moderne prend peu à peu forme. Il faudra cependant encore attendre le XIXème siècle et le perfectionnement des techniques de distillation venu d’Outre-Manche pour qu’il acquiert définitivement la finesse et la complexité qu’on lui connait aujourd’hui.

Artisan distillateur et producteur cidricole installé sur les bords du golfe du Morbihan en 2012 après une reconversion professionnelle, l’idée de créer un gin de grande qualité inspiré par cette page d’histoire à laquelle la Bretagne a pris part ne m’a jamais vraiment quitté l’esprit.

Après m’être replongé dans les relations de voyages des grands navigateurs dont pour certaines de larges parts sont consacrées à la botanique, je suis tout d’abord parti à la rencontre de collègues distillateurs en Angleterre et en Ecosse pour acquérir les connaissances de bases nécessaires.

Il a ensuite fallu trouver un appareil de distillation adapté, choix primordial dans notre métier, l’alambic ayant une grande influence sur le caractère que l’on souhaite donner à l’eau-de-vie. Pour ce faire, j’ai fait réaliser sur mesure un outil de précision et d’excellence, par la réputée maison Holstein, installée sur les bords du lac de Constance en Allemagne, terroir reconnu pour la qualité de ses eaux-de-vie. Après plusieurs mois de patience, nous avons réceptionné notre premier alambic, un modèle pilote, en cuivre chauffé non à flamme nue comme la plupart des alambics français mais par un bain-marie : ce type de chauffe permet une distillation des plus homogènes, et préserve parfaitement tous les composés aromatiques des botaniques.

Enfin, la recette. Cela commence par une sélection rigoureuse des meilleures matières premières évidemment toutes issues de l’Agriculture Biologique, dans la tradition de notre domaine. Ont suivi de nombreux essais d’assemblage qui s’accompagne d’autant de distillations. La première recette obtenue, il lui fallait pour terminer le plus beaux des écrins : la bouteille, dont la forme et la couleur, bleu cobalt, évoque les anciens flacons d’apothicaire, a été décorée par la designer nantaise Lucile Pattern.
Le motif fleuri est un clin d’œil aux fameuses toiles d’indiennes débarquées dans les ports bretons par la Compagnie des Indes.

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